Pose de la première pierre de l’immeuble «Belle Chanson»
le 8 mars 2006

Monsieur le Bourgmestre,
Mesdames, Messieurs,
C’est un immense plaisir pour moi de vous accueillir aujourd’hui pour poser ensemble la première pierre de l’immeuble «La Belle Chanson».
Ce jour marque l’aboutissement d’un projet pour lequel je me bats depuis près de 3 ans.
Un bref rappel:
La commune de Woluwe Saint Lambert et la S.A. Larebel sont partenaires d’un contrat administratif relatif à la valorisation de deux terrains communaux, l’un situé au coin de l’avenue Jacques Brel et de la rue Théodore De Cuyper - à côté duquel nous nous trouvons aujourd’hui - et qui verra la construction de l’immeuble «Belle Chanson», et l’autre situé rue Théodore De Cuyper - à proximité du «Clos des Bouleaux» - , qui verra la construction de l’ensemble résidentiel «Trois Mâts» et ce, suite à l’attribution du marché public lancé par décision du Collège des Bourgmestre et Echevins du 25 mai 2004.
Ce contrat a été passé à la suite d’un appel d’offre initié par la Commune et sur base d’un cahier des charges «travaux» qui en fait partie intégrante, approuvé à l’UNANIMITE par le Conseil Communal du 27 novembre 2003.
La volonté de la Commune était:
- de réaliser un minimum de 30% de logements moyens dans le cadre du règlement relatif à l’octroi de primes communales à la construction ou à l’acquisition d’un logement moyen sur le territoire de la Commune;
- d’acquérir une zone d’équipement collectif de minimum 450m²; une décision du Collège a décidé que cette zone serait destinée à une crèche;
- de veiller à ce que le concept architectural, les caractéristiques qualitatives et esthétiques des matériaux, les techniques utilisées soient de qualité et que les concepts environnementaux et du développement durable soient pris en considération.
La vente de ces deux terrains rapportera à la Commune un montant de près de 4.600.000 € qui seront réinvestis dans les années à venir, dans la poursuite de la politique du logement moyen.
Comme je le disais il y a quelques minutes, c’est en novembre 2003, par décision prise à l’unanimité par le Conseil communal, que les autorités de Woluwe-Saint-Lambert ont donné leur feu vert à l’opération. Il aura donc fallu attendre plus de deux ans pour que ce projet voie enfin concrètement le jour.
La construction de 36 logements à prix conventionnés, et de67 à prix libres - soit un total de 103 logements - , s’inscrit dans la logique de la politique que j’ai développée. Je me réjouis également que ce projet allie architecture de qualité, respectant le critère de Haute Valeur Environnementale, pour offrir un espace de vie écologique et économique, convivialité de l’espace public et mixité des fonctions. Mixité des fonctions, puisque cet ensemble immobilier hébergera une crèche pouvant accueillir 36 bambins, celle-ci s’établissant dans l’autre bâtiment, dit «Les Trois Mâts» et dont la construction débutera aussi dans les prochaines semaines.

Cette réalisation a le mérite d’être en soi une première à Woluwe-Saint-Lambert. C’est la première fois qu’on assiste sur le territoire communal à une telle valorisation de terrains communaux. Ce partenariat public-privé conférera, à n'en pas douter, à cette opération les meilleures chances d’un beau succès.
Et de succès, on peut parler puisque pour ce qui concerne les seuls logements moyens, plus de 20 logements ont d’ores et déjà fait l’objet d’un compromis de vente.
Bien plus, une liste d’attente de plus de 30 candidats est déjà constituée; et cela en moins d’un mois puisque l’opposition avait introduit, après le vote du Conseil communal du 15 décembre 2005, un recours auprès de la Tutelle de la Région bruxelloise et que cela a encore retardé le début du projet de deux mois.
Par ailleurs, la politique d’aide à l’accès à la propriété est une de mes priorités depuis toujours. Condition élémentaire à l’épanouissement personnel de bon nombre d’entre nous, elle vise également à renforcer la cohésion sociale.
L’accès à la propriété offre d’une part aux acquéreurs, une certaine sécurité d’existence, il représente pour beaucoup de citoyens, le projet d’une vie et constitue souvent un investissement pour leurs « vieux jours », et garantit d’autre part à la commune, des moyens pour sa politique publique.
La promotion de l’accès à la propriété n’est pas un vain mot à Woluwe-Saint-Lambert, puisqu’elle fait déjà l’objet d’une politique concrète au travers de la prime communale à l’acquisition d’un logement moyen.
La prime communale est assurément destinée à la catégorie de population à laquelle nous nous adressons au travers de ce projet. J’encourage d’ailleurs les futurs acquéreurs à s’informer auprès du Service des Propriétés communales sur les conditions d’octroi de ce coup de pouce communal, comme notamment, les conditions d’âge, de domiciliation, les conditions de revenus. Le règlement communal, impose également une condition de prix maximum du logement acquis. Le Collège a très clairement spécifié dans le cahier des charges qui est à la base de l’opération, que les prix des logements moyens devaient respecter les exigences posées par ledit règlement, de manière à permettre aux candidats-acquéreurs de se situer dans les conditions d’octroi de cette prime qui peut aller jusqu’à une somme de 10.000 euros.

Je voudrais saisir l’occasion qui m’est donnée aujourd’hui pour expliciter ma vision de la politique du logement, à Bruxelles en général, et à Woluwe-Saint-Lambert en particulier.
Depuis plus de 10 ans, on assiste, en Région de Bruxelles-Capitale, à l’exode des ménages à revenus moyens et à l’appauvrissement généralisé de la population bruxelloise. L’augmentation du coût des logements, non lié à la hausse des salaires, n’est pas étranger à l’exode lié à ce phénomène.
A côté des ménages à bas revenus nécessitant une offre publique de logements sociaux – logements sociaux, dont je rappelle ici qu’ils représentent 17% du parc immobilier total de la commune – , les revenus moyens se trouvent dorénavant fragilisés face à l’accroissement des prix de l’immobilier.
Dans le courant du mois de décembre 2005, la presse a relayé une lettre ouverte émanant du Consortium immobilier général. Dans ce courrier, le logement moyen est défini comme étant le «chaînon manquant» entre le logement social et le logement supérieur, dit de prestige.
L’auteur de la missive s’appuie sur des chiffres éloquents: environ 15.000 familles, - dans la tranche des 20-35 ans – seraient intéressées par l’achat d’un logement dont le prix de construction se situerait entre 150.000 € et 170.000 €. Malheureusement, ces familles en question perçoivent des revenus qui se situent juste au-dessus des conditions pour l’achat de logements de la SDRB, mais par contre, n’ont pas les moyens de se loger dans les biens de prestige.
Je me félicite en tous cas que le projet que nous inaugurons aujourd’hui réponde pleinement aux attentes de ce public cible.
Mesdames et Messieurs, la pose de cette première pierre marque non seulement un début, mais elle représente également un aboutissement, l'aboutissement d'une décision politique et d'un long travail technique de préparation.
A ceux qui ont maintes fois décrié ce projet, je répondrai que non seulement, cette initiative s’inscrit pleinement dans la cadre de notre politique communale de logement moyen, qu’elle répond à une attente légitime et attestée de la population, mais aussi que grâce à l’investissement auquel nous procédons aujourd’hui, la commune pourra, demain, augmenter davantage son offre par la rénovation et la construction d’autres logements moyens.

Avant d’en terminer, je tiens à remercier vivement tous ceux qui ont permis à ce beau projet de voir le jour.
Et tout particulièrement le Service des Propriétés communales et principalement son Directeur. Je remercie également Larebel de s’être inscrit dans ce partenariat public-privé avec la commune de Woluwe-Saint-Lambert.
Je vous remercie pour votre attention.